Jean Ferrat – Les Poetes

 

Letras
Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l’aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsède
Celui qui chante se torture
Quels cris en moi quel animal
Je tue ou quelle créature
Au nom du bien au nom du mal
Seuls le savent ceux qui se turent
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d’Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s’assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours
Au-dessus des eaux et des plaines
Au-dessus des toits des collines
Un plain-chant monte à gorge pleine
Est-ce vers l’étoile Hölderlin
Est-ce vers l’étoile Verlaine
Marlowe il te faut la taverne
Non pour Faust mais pour y mourir
Entre les tueurs qui te cernent
De leurs poignards et de leurs rires
A la lueur d’une lanterne
Etoiles poussières de flammes
En août qui tombez sur le sol
Tout le ciel cette nuit proclame
L’hécatombe des rossignols
Mais que sait l’univers du drame
La souffrance enfante les songes
Comme une ruche ses abeilles
L’homme crie où son fer le ronge
Et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges
Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l’aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsède

 

ANTONIO MACHADO Y LA REPÚBLICA

Duración del video_ 27:06

Extracto de un extenso documental que tve emitió a comienzos de 1989, con motivo del 50 aniversario del fallecimiento de Antonio Machado, el que corresponde al periodo entre el 14 de Febrero de 1931 (acto en el Teatro Juan Bravo de Segovia) y la precipitada marcha del poeta a Valencia -como otros tantos intelectuales-, de ahí hacia la cercana Rocafort, en Abril de 1938 hacia Barcelona, y finalmente su forzoso y penoso camino del exilio hacia Francia. Intervienen Rafael Alberti, Enrique Lister y Santiago Carrillo.